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Grève de la Fonction publique: Défections à l'Education

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A J-2 du mouvement de grève prévu demain par la Coordination nationale des syndicats autonomes de la Fonction publique, un pavé dans la mare a été jeté par un communiqué commun signé par le SNTE, le SNITEF et la FNTE, annonçant la suspension du débrayage.

La « volte-face » des syndicats nationaux de l'Education a surpris les autres membres de la coordination, notamment le CNAPEST et le SNAPEST, tant par son timing que par les motifs évoqués. Dans un communiqué diffusé hier, le Syndicat national des travailleurs de l'Education (SNTE), le Syndicat national indépendant des travailleurs de l'Education et de la Formation (SNITEF) et la Fédération nationale des travailleurs de l'Education (FNTE) ont annoncé la suspension de la grève prévue initialement du 9 au 11 novembre. Les trois syndicats nationaux ont décidé de suspendre la grève « du fait des derniers développements survenus sur la scène syndicale, notamment les mouvements de protestation et le non-respect du règlement intérieur de la corporation et de la déontologie de l'action syndicale », ajoute la même source. Les syndicats concernés ont décidé de suspendre la grève après avoir constaté « une tentative de manipulation des enseignants au prétexte d'accéder à leurs revendications, sachant que les dites revendications ne figurent pas dans le préavis de grève transmis au ministère de l'Education», précise le communiqué. «Le prélèvement opéré par le ministère de l'Education nationale sur les salaires des enseignants grévistes lors de la dernière grève et le maintien de cette mesure lors de cette grève, figurent également parmi les raisons à l'origine de la suspension de la grève», expliquent-ils.

Contactés, les représentants du CNAPEST et du SNAPESt se sont dits « étonnés par cette volte-face de dernière minute » et ont qualifié les raisons évoquées pour justifier la suspension d'« histoire à faire dormir debout ». « Ces syndicats sont tout à fait libres et souverains dans leur décision, mais je suis persuadé que cette décision cache des dessous. Ce désengagement n'engage que ses auteurs. Pour nous, le mot d'ordre de débrayage est maintenu », a riposté le premier représentant syndical du CNAPEST.
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