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les patrons algériens déçus par la visite de Nicolas Sarkozy |
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06-12-2007 |
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Les patrons algériens s’impatientent. Lassés par les promesses françaises, les patrons algériens veulent du concret. Selon eux, la visite d'Etat de Nicolas Sarkozy a beaucoup plus profité aux groupes français qui ont récolté près de cinq milliards d'euros de contrats.
Les patrons algériens ont eu juste le droit aux discours et aux promesses du président français. Rien de concret n'a été annoncé lors de cette visite pour développer l'économie algérienne. « Cette visite est bénéfique pour les relations économiques entre les deux pays, mais maintenant il faut concrétiser. L'Algérie ne doit pas faire éternellement de l'importation, nos entreprises doivent exporter aussi leurs produits », estime le pdg d'une PME algéro-française.
Le partenariat économique d'exception entre les deux pays n'a pas été évoqué et son avenir est sérieusement compromis. Lancé il y a une année, ce projet est basé sur le développement de partenariats dans trois filières : automobile, médicament et agroalimentaire. Mais aucun PDG d'un groupe français spécialisé dans l'une de ces trois activités n'a jugé nécessaire de se déplacer en Algérie avec Nicolas Sarkozy. Aucun projet concret dans ces trois secteurs n'a été annoncé lors de cette visite. Du coup, les patrons algériens cachent mal leur déception. Ils estiment être les grands oubliés de cette visite d'Etat.
En clair, les patrons algériens attendent de la France des actions concrètes pour faciliter l'exportation des produits locaux vers son marché. Et davantage d'investissement de la part des groupes français, avec le développement de partenariat entre les PME des deux pays. « Nous attendons plus d'investissement français pour développer notre économie et sauver l'industrie locale de la faillite », estime Tayeb, directeur d'une PME spécialisée dans le mobilier.
Au lieu de prendre des risques en investissant massivement, les groupes français préfèrent le commerce et boudent les secteurs ou l'Etat algérien cherche à attirer les investisseurs : mécanique, électronique, etc. « Comment peut-on dire que la France veut aider l’Algérie à préparer l’après pétrole alors que presque tous les contrats signés à l’occasion de cette visite concernent justement les le gaz et le pétrole ? », s’interroge un banquier algérois.
Pire : les patrons français ne se gênent plus à dire en privé que le Maroc est plus attractif que l'Algérie en matière d'investissement. En revanche, ils affirment, toujours en privé, que les dollars se trouvent en Algérie. « Comprendre : prendre des dollars dans notre pays pour investir et développer des projets au Maroc », conclut Tayeb.
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