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Les gardes-côtes sauvent 32 candidats à l’émigration clandestine Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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02-03-2008

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Après avoir passé plus de quatre jours perdus en mer, 32 harragas ont été sauvés et rapatriés  par les Forces navales. Ils seront présentés devant le procureur général aujourd’hui.

Les Forces navales ont convié, hier, la presse nationale pour assister à l’arrestation de trente-deux candidats à l’émigration clandestine. En effet, les trente-deux personnes, toutes de sexe masculin, avaient pris le large très tôt mercredi matin, à bord de trois embarcations de fortune, faiblement motorisées. C’est à partir de la plage de Sidi-Lakhdar dans la wilaya de Mostaganem qu’ils comptaient atteindre l’Espagne. Almeria était l’objectif qu’ils n’ont jamais atteint.
La virée a tourné au cauchemar lorsque deux des trois moteurs sont tombés en panne. La troisième embarcation a donc servi de remorque pour les deux autres, mais les côtes n’étaient déjà plus visibles et le retour s’est avéré impossible. Perdus dans les eaux, certains ont appelé leurs familles qui, à leur tour, ont alerté les gardes-côtes.
Le périple a duré plus de quatre jours. Épuisés, affamés et effrayés, les 32 jeunes ont été retrouvés hier, à dix heures du matin, par l’unité 348 du groupement territorial de Ténès. Pour effectuer les recherches qui ont tout de même duré 16 heures, les Forces navales ont mobilisé pas moins de “cinq embarcations semi-rigides, deux unités de type P4, deux autres unités de la façade maritime ouest et un avion de reconnaissance”, nous dira le lieutenant-colonel Defairi, responsable de la cellule de communication des Forces navales. De retour sur la terre ferme, les trente-deux candidats à l’émigration clandestine ont tous subi une visite médicale de routine avant d’être conduits par les forces de l’ordre pour la rédaction des procès-verbaux en vue de leur présentation devant le procureur général de la République. Ils encourent, selon la loi, six mois de prison ferme en plus d’une amende.
Mais avant d’être conduits hors du port d’Alger, trois d’entre eux ont accepté de répondre aux questions des journalistes. B. Mohamed Samir, âgé de 25 ans, faisait partie de l’aventure. “Je suis originaire de Mostaganem, j’ai arrêté mes études en 8e année fondamentale, je n’ai pas de travail, (…) je voulais voir ce qu’il y a de l’autre côté, je voulais essayer”, dira-t-il, de toute évidence content de retrouver la terre ferme. Il nous expliquera qu’il n’y avait pas de passeur à bord des trois embarcations. “Nous nous sommes tous cotisé pour nous payer les trois bateaux, dix millions chacun”, a-t-il ajouté. Questionné sur l’origine des dix millions qu’il a lui-même investi dans cette traversée, Samir répondra et à juste titre “naviguite”.
Quant à K. Fethi, il avait l’air traumatisé. “Je ne le referai plus jamais, même si on m’offre de l’argent, un milliard, pour retraverser la mer, je ne le referai pas.”

 
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